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La bombe atomique d´hiroshima

Video explosion atomique:

 

EXPLOSION D'UNE BOMBE NUCLEAIRE ATOMIQUE KHENCHELA 2009

 

 

 

 

 

 

La Bombe Atomique d'Hiroshima:

 

 

                                                        

 

 

 

  III Quels sont les effets de la bombe d’Hiroshima sur le corps humain et l’environnement ?

 

A ) Les effets dévastateurs sur l’environnement
 

L’engin mesurait 3m50 de long et 76 cm de diamètre. Sa puissance équivalait à celle de 13.000 tonnes de TNT concentrée dans un tout petit espace. Il provoqua la mort d’environ 80.000 personnes, et l’on dénombra 70.000 blessés, dont beaucoup moururent.



    La bombe atomique dégage toujours 3 effets dévastateurs. Dès le premier millionième de seconde, l’énergie thermique est libérée dans l’atmosphère et transforme l’air en une boule de feu d’environ un kilomètre de diamètre et de plusieurs millions de degrés planant quelques secondes au-dessus d’Hiroshima. Au sol, la température atteint plusieurs milliers de degrés sous le point d’impact. Dans un rayon de 1 km, tout est instantanément réduit en cendres. Jusqu’à 4 km de l’épicentre, bâtiments et humains prennent feu spontanément ; les personnes situées dans un rayon de 8 km souffrent de brûlures au 3ème degré.

Après la chaleur, c’est au tour de l’onde de choc de dévoiler son effet dévastateur : engendrée par la phénoménale pression due à l’expansion des gaz chauds, elle progresse à une vitesse de près de 1.000 km/h, semblable à un mur d’air solide. Elle réduit tout en poussières dans un rayon de 2 km. Sur les 90.000 bâtiments de la ville, 62.000 sont entièrement détruits. Le troisième effet, encore très méconnu en 1945, celui de l’explosion nucléaire, est le plus spécifique à la bombe, mais pas le moins meurtrier. Il entraîne des cancers, des leucémies,… Il est d’autant plus terrifiant que ces effets n’apparaissent que des jours, des mois, voire des années après l’explosion.  





La Maison Blanche amena à la connaissance du peuple américain le bombardement d’Hiroshima en ces mots, le 6 août 1945 : «  Nous venons de lâcher sur le Japon la force d’où le Soleil tire sa puissance. Nous avons maîtrisé l’énergie fondamentale de l’Univers. «


Image d’Hiroshima quelques heures après l’explosion

 

 


1) La radioactivité :

La radioactivité est un phénomène lié aux atomes mais ne dépendant pas de leur état physique et/ou chimique. C'est une désintégration du noyau de l'atome qui permet à l'élément de se transformer en un autre élément (situé avant celui-ci dans la classification électrochimique et donc de numéro atomique inférieur). Cette désintégration s'accompagne d'émissions de particules subatomiques, les particules alpha, bêta, gamma, et/ou de rayonnements électromagnétiques : les rayons X et gamma. La radioactivité forme donc une source d'énergie beaucoup plus importante que toutes les autres. En effet il faut savoir qu'un seul gramme de radium dégage approximativement 4205 Joules/Heure, ce qui correspond à 100 Calories/heure, alors que la combustion complète d'un gramme de charbon ne produit au total que 33600 Joules et ceci simplement pendant quelques minutes. Ce qui n'est rien comparé à la durée de vie d'un atome radioactif.

 

Les trois modèles principaux de décomposition radioactive sont les émissions de radiations alpha, bêta et gamma.

Alpha : des noyaux instables émettent souvent des particules alpha, c’est à dire des noyaux d’hélium consistant en deux protons et deux neutrons. De loin la plus massive des particules émises, elle est aussi la plus lente, excédant rarement 1/10e de la vitesse de la lumière. En résultante, son pouvoir de pénétration est faible : elle peut habituellement être stoppée par une simple feuille de papier. Mais si un émetteur de particules alpha comme le plutonium est introduit dans le corps humain, il crée une sérieuse menace de cancer.

Bêta : une autre forme de décomposition radioactive qui consiste en l’émission d’une particule bêta ou électron. Cette particule bêta a une masse seulement de 0,7% de celle de la particule alpha, mais une vitesse équivalente à 8/10e de la vitesse de la lumière. Les particules bêta pénètrent donc plus profondément dans les tissus, et des doses de radiations bêta externes représentent une menace bien plus grande que des doses de particules alpha, plus lourdes et plus lentes. Les isotopes émettant des radiations bêta sont aussi nocifs que des émetteurs alpha si introduits dans le corps humain.

Gamma : dans certains processus de décomposition radioactive, l’émission consiste en un photon sans masse se déplaçant à la vitesse de la lumière. Les rayons gamma sont similaires aux photons des rayons X, mais bien plus pénétrants (plusieurs centimètres de béton). Elles peuvent causer de gros dommages au corps humain.

 

2) Effet de la radioactivité sur l'homme :

Pour étudier les effets de la radioactivité les hommes utilisent plusieurs sortes d'unités différentes: le becquerel (unité d'activité, symbole Bq), qui est le nombre de désintégrations par seconde d'une source radioactive (l'abréviation dpm correspond au nombre de désintégration par minute); le coulomb par kilogramme (unité d'exposition de rayons X et ã), charge d'ions produits par les électrons libérés par les photons dans une certaine masse d'air; le gray (unité de dose absorbée) ou encore le gray par seconde (débit de dose absorbée), mais aussi le sievert.
C'est cette dernière qui va nous intéresser plus particulièrement car c'est une unité d'équivalent de dose absorbée. La différence notable avec le gray est que le sievert prend en compte les incidents sur la santé humaine.

Hiroshima et Nagasaki ont permis de préciser l'échelle EN FONCTION de la dose :

- 0,3 à 1 sievert : fatigue, formule sanguine alterrée

- 1 à 2,5 sievert : troubles sanguins, troubles digestifs

- 2,5 à 4 sieverts : vomissements, vertiges, formules sanguines modifiées, destructions des barrières immunologiques

- 4 à 8 sieverts : symptômes identiques mais plus intenses. MORT de 50% des irradiés

- Supérieur a 8 sieverts : mêmes symptômes encore plus intenses, MORT quasi inévitable pour 90%des irradiés.

 

L'explosion d'une bombe nucléaire produit des radiations pénétrantes, qui sont différentes des radiations thermiques dont l'étendue est inférieure à celle du souffle, du feu ou des brûlures. Absorbée par le corps, ces radiations peuvent provoquer de sérieux dommages. Au Japon, de nombreux individus qui se trouvaient à l'abri, ont succombé plus tard aux blessures causées par les radiations.


Ce phénomène s'explique de façon simple.
Le rayonnement immédiat (qui fait parti des radiations nucléaires) sont en réalité l'émission de neutrons et de rayons gamma, qui se propagent sur une zone de plusieurs km². Ces rayons gamma ont la particularité de pénétrer dans nos cellules où ils cassent les chaînes d'ADN ce qui provoque notamment des cancers irrémédiables.

 

 


Lors d'une explosion d'une bombe atomique, bâtiments et humains prennent feu spontanément jusqu'à 4 Km autour de l'épicentre. Et jusqu'à 8 Km les êtres vivants sont brûlés au 3eme degré, sans parler donc des effets des rayons gamma. Au Japon on pense qu'environ 300000 personnes sont décèdées des causes de la radioactivité.

  2.1 ) effet a court therme

a )  Témoignage et analyse d’un médecin japonais

 

 Les extrait de textes suivant sont tirée d’un journal tenu au jour le jour par un médecin japonais, le docteur Michihiko Hachiaya. Dans son journal il décrit les dégâts provoqué  par l’explosion de la bombe atomique tombé sur Hiroshima le 6 août 1945 et les premier symptômes qu’il a put constater.

 

 

“-Au moment de l’explosion, me répond-il j’était en train de tailler des arbres ans le jardin. Tout d’abord, il y eu un éclair blanc, aveuglant, puis aussitôt une vague de chaleur dont le souffle me jeta à terre. Par chance, je ne fus pas blessé et ma femme non plus; Mais vous auriez du voir notre maison. Elle ne S’était pas abattue mais elle  s’était inclinée, et à l’intérieur comme à l’extérieur, tout était démoli. Un peu plus tard, nous avons passer devant nous des centaines de personnes blessées qui essayaient de fuir. C’était une vision presque insupportable. Toutes avaient le visage et les mains brûlées et les grands lambeaux de peau qui s’en détachaient leur donnaient l’aspect d’épouvantails. Toute la nuit, ils ont défilé à la manière d’une colonie de fourmis. Au matin je les ai retrouvés étendus des deux côtés de la route, à quelques centaines de mètres de la maison. Ils n’avaient pas pu aller plus loin. Ils étaient tombés là, les uns  contre les autres, si étroitement tassés  qu’il était impossible de passer sans marcher dessus.

_Ce matin, en passant au pont de X... ,  dit alors le docteur Katsutani, j’ai vu une chose incroyable. Il y avait là un homme assis sur une bicyclette. Appuyé au parapet du pont, il avait l’air de regarder au loin. Il était  mort. L’explosion l’avait transformé en statue. Qui aurait pu croire que de telles choses pouvait arriver?

Il répète cette dernière phrase deux ou trois fois, comme s’il voulait se convaincre que ce qu’il dit est vrai, puis il continue:

Il y avait une rivière, des centaines, et peut-être des milliers de cadavres de personnes qui s’étaient jetées à l’eau pour échapper au feu. Mis le plus terrible à regarder, c’étaient les soldats, j’en est vu  je ne sais combien, complètement brûlés de la tête aux hanches. I n’avaient plus de peau et l’on voyait la chair, humide et comme couverte de moisissures. Ils devaient avoir porté leur casquette d’uniforme parce que leurs cheveux n’étaient pas brûlé, mais ils n’avaient plus de visage. Yeux, nez et bouche ne formaient plus qu’un seul trou noir et l’on aurait dit que leurs oreilles avaient fondu. Un de ces soldats sans visage était encore vivant. Il me demanda de l’eau à lui donner. Tout ce que je pu faire, ce fut de joindre les mains et de prier pour lui.”

 

Ce texte représente  le témoignage du docteur Katsutani recueillit le 7 août 1945 par le docteur Michihiko Hachiya pour son journal.

 

le 7 août

 

Aucun de nos rescapés n’a d’appétit et tous sont maintenant pris de vomissement et de diarrhées. C’est comme si une épidémie de dysenterie avait éclaté.

 

le 9 août

Les signes de diarrhées sanglantes augmentent toujours. Hier, un de nos malades s’est plaint toute la journée de douleurs dans la bouche et sous sa peau. Quand cette homme est arrivé à l’hôpital, il se plaignait seulement d’une grande fatigue. En apparence il n’avait aucune blessures.

Ce matin, d’autres malades commencent à avoir de ces hémorragies sous-cutanées  auxquelles s’ajoutent des vomissements de sang. Pourtant parmi eux, aucun ne présente de symptômes connus.

 

 A l’université d’Okoyama, j’ai assisté à des expériences effectuées dans un caisson pressurisé. Un des troubles dont tous les patients se plaignaient après un changement de pression brutal était une surdité subite, qui se dissipait par la suite.

Or, l’autre matin, lorsque nous avons été bombardés, je suis sûr de n’avoir rien entendu qui ressemble à une explosion. Par la suite, pendant que j’essayais de gagner l’hôpital et que les maisons s’écroulaient autour de moi, je n’ai pas non plus entendus le moindre son, si bizarre  que cela paraisse. Tout s’est passé comme dans un film muet. Et tout ceux que j’ai interrogés depuis ont fait la même constatation.

Pour expliquer le fait que nous n’ayons rien entendu, il me semble que la seule théorie possible soit un soudain changement de pression atmosphérique qui nous aurait rendus temporairement sourds.

 

le 13août

 

Je viens d’apprendre que les effets de cette bombe dureront 75 ans et que d’ici là toute vie sera impossible à Hiroshima.

 

 le 14août

 

Je bavarde avec M.Mizoguchi. Il me fait remarquer quelque chose de curieux au sujet des vêtements au moment de l’explosion.

“-Regarder le bras de MlleOmoto , dit-il. Ses vêtement étaient légers ce jour-là mais elle portait des manchettes noires. Or, elle n’a était brûlé aux bras qu’a l’endroit de ces manchettes. Si ses vêtements avaient été entièrement blancs elle n’aurait pas été brûlée du tout.”

 

Le 17août

 

En visitant mes malades ce matin, j’en ai découvert un autre qui présente des hémorragies sous-cutanées sorte de rougeurs appelées “pétéchies”. Chez les uns, ces hémorragies sont si petites qu’ils ne les voient pas; chez les autres, au contraire, elles sont parfaitement visibles.

J’ai remarqué que ces rougeurs apparaissent chez les sujets qui se trouvaient le plus prés du foyer d’explosion et qu’ils finissent par apparaître même chez qui n’ont pas été blessés. Elles ne sont pas douloureuses et ne s’accompagne pas de démangeaisons.

 

Le 18 août

 

Chaque fois les rougeurs mystérieuses ont été les signes avant-coureurs de la mort. Or, le nombre de malades atteint de ces hémorragies sous-cutanées s’accroît de jour en jour.

 

De nombreux malades commencent à perdre leurs cheveux.

 

Le 19août

 

La plupart de ceux qui ont succombé avaient une diarrhée rouge, analogue à celle qu’on observe dans la dysenterie. Beaucoup de femmes ont eu de graves hémorragies utérines, qu’au début nous avions prises pour de simples dérangements de menstruation.

 

Le 20 août

 

Enfin, le microscope que je réclamais est arrivé de Tokyo ce matin. Sans perdre une seconde, j’examine aussitôt le sang de six personnes de notre chambre. Le nombre de globules blancs est d’environs 3000, alors que la normale est de 6 à 8000.

Nous examinons le plus grand nombre possible de malades. Pour la plupart, le nombre de globules blancs est tombé à 2000. Pour quelques-uns à 500 seulement.

Et pour un, dont l’état était particulièrement  critique, à 200. Celui-là est d’ailleurs mort peu de temps après la prise de sang.

 

Le 21 août

 

J’établis des fiches pour chacun de mes malades. Par exemple:

M.Sakai, 53ans. Douleur à la poitrine lors de son entrée. Présente sur les deux bras des taches rouges d’hémorragie sous-cutanée, larges comme le bout du petit doigt. A perdu beaucoup de cheveux. État critique.

 

Mme  Hamada, 47 ans. Se trouvait à un kilomètre du point de chute de la bombe. Premiers symptômes: vomissements, faiblesse, maux de tête, soif. Puis diarrhées. Ces symptômes durent quatre jours, puis régressent. Le 15 août à l’exception d’un léger malaise, la guérison parait complète. Le 18 août, le malaise devient soudain aigu et s’aggrave de jour en jour. La peau est complètement sèche et présente de nombreuses taches rouges sur la poitrine, les épaules et les deux bras.

La malade se plaint d’une difficulté à avaler. Haleine fétide. État critique.

 

Mlle Kobayashi, 19 ans; Se trouvait dans la rue, à 700 mètres du foyer l’explosions. A vomi plusieurs fois aussitôt après. Très faible durant les trois premiers jours. Diarrhée. Puis parait se remettre et reprendre de  l’appétit. Le 18 août son état empire soudain et elle est admise à l’hôpital. Taches d’hémorragie sur tout le corps. Complètement épilée. Pouls plutôt bon. Classée dans les cas non critiques.

 

La chute des cheveux et des poils et un symptôme insolite, mais indiscutable.

 

 

Le 22août

 

Le nombre des globules qui se trouvaient entre 2 et 3km du foyer d’explosion, se situe entre 3000 et 4000; Pour ceux qui se trouvaient plus prés, ce nombre tombe à 1000. On dirait que plus près, se trouvaient les malades, moins ils ont de globules blancs.

 

le 24 août

 

Le docteur Kyama me cite le cas de personnes que la vue de l’éclaire atomique a rendues complément aveugles.

M.Sakai est mort. Il ne respirait plus qu’en plus qu’en haletant et était devenu aveugle.

Mme Hamada est morte de la même façon.

Mlle Kobayashi commence à haleter et elle se plaint de douleurs intolérables dans la ventre.

 

Le 25 août

 

Mlle Kobayashi est morte. Nous avons décidé de l’autopsier et ‘ai assisté à l’opération, dont le docteur Katsube s’est chargé.

Nous avons trouvé la cavité abdominale de la morte pleine d’une boue sanglante; la rate était petite. Le fois était brun sombre et couvert de petites taches d’hémorragie. Les vaisseaux sanguins de l’estomac étaient dilatés. Les intestins, comme le foie; était parsemés de traces d’hémorragies.

La cause de ses souffrance de sa mort, ce sont les petites hémorragies. Elle ne se manifestent pas     seulement à la surface du corps, mais aussi dans les organes internes.

Nous avons fait une autre observations. Le sang de la cavité abdominale ne s’est pas coagulé. Il semble donc que de même que le nombre de globules blancs diminue, le pouvoir coagulateur du sang décroît.

 

Note concernant la maladie des radiations:

Le nombre de globules sanguins des personnes qui travaillent maintenant à Hiroshima, mais qui ne s’y trouvaient pas au moment de la chute de la bombe, est normal.

 

Aucun lien n’a été observé entre la gravité des brûlures reçues et la diminution des globules blancs.

La perte des cheveux n’est pas nécessairement un symptôme alarmant.

Les personnes dont le nombre de globules blancs est faible doivent bien se garder de se blesser et de faire de trop grand efforts, leurs capacités de résistance étant affaiblies.

 

Selon les renseignements fournis par l’Université de Tokyo, il  ne semble pas que le danger de radiations résiduelles soit à craindre.

 

Le 8 septembre

 

En générale, les malades qui se trouvaient le plus près du foyer d’explosion, sont ceux qui présente les symptômes les plus graves, et inversement. Il y a pourtant des exceptions. Certains qui se trouvaient très près n’ont qu’un minimum de symptômes et un nombre de globules blancs à peu près normal. En étudiant chaque cas individuellement, la raison de ces exceptions m’est apparue: ces malades se trouvaient à l’abri de murs de béton ou simplement de gros arbres

 

B ) compte rendu des effets a court terme

 

Jusqu'à 1 km de distance, les victimes souffrent du "mal des rayons", qui se manifeste par des vomissements, des nausées, une anorexie et des diarrhées sanguinolentes. Un état de malaise général s'ensuit. La mort survient en moins de dix jours.

De nombreuses victimes sont atteintes de troubles cérébraux, convulsions et délires. Les hémorragies sont fréquentes. L'irradiation de la moelle osseuse, en détruisant les cellules productrices des globules blancs, entraîne un déficit immunitaire important, qui laisse la porte ouverte à de nombreuses infections (les globules blancs sont en effet les "éboueurs" de notre système sanguins).

La production de plaquettes est aussi compromise, ce qui perturbe la coagulation. Autres symptômes caractéristiques : la calvitie et le purpura (hémorragie cutanée), qui commencent entre une et quatre semaines plus tard chez les personnes les moins touchées. Ces symptômes sont ressentis jusqu'à 5 km de distance et plus.

La fièvre commence au cours des cinq premiers jours et peut durer plusieurs semaines. L'irradiation peut aussi, à des doses plus faibles, provoquer la stérilité et des ulcérations de la peau. L'ingestion de particules radioactives (iode 131) entraîne une hypothyroïdie qui peut évoluer vers un cancer de la thyroïde.

 

2.2 ) effets a long terme

 

Les effets à long terme sur la santé sont essentiellement liés à l'irradiation et aux retombées radioactives. Car les conséquences de la bombe se font encore sentir aujourd'hui. Cependant, leur évaluation n'est pas simple. En effet, les survivants ont été atteints de façon très hétérogène. Ainsi, selon que certains se sont baignés dans des eaux contaminées ou en ont ingurgité, les doses reçues et les organes touchés ne sont pas les mêmes. Une corrélation précise dose-effet reste donc difficile à établir.

On sait cependant que l'irradiation crée des anomalies chromosomiques directement proportionnelles à la dose. Mais les techniques de génie génétique n'étaient pas connues à l'époque ; de plus, les anomalies en question sont autoréparées par les cellules, ce qui interdit de les mesurer à long terme. Enfin, les anomalies chromosomiques qui pourraient subsister ne provoquent pas nécessairement des maladies; et ces maladies ne sont pas directement prévisibles.

Plutôt que de prendre en compte les doses, les chercheurs ont préféré s'appuyer sur l'épidémiologie, c'est-à-dire le suivi d'une partie des survivants et la comparaison de leur état de santé avec une population qui n'a pas été irradiée. Une comparaison parfois biaisée par des facteurs d'environnement mineurs, qui peuvent pourtant modifier les données. Ainsi, le mode de vie entre en jeu; par exemple, la consommation de tabac, qui fausse les résultats sur les cancers du poumon, ou l'irradiation des personnes vivant dans des sites naturellement pollués par le radon.Quelques certitudes se dégagent cependant. Dans les dix ans suivant l'explosion, on observe un pic de leucémies et de myélomes (cancers de la moelle osseuse) significatif. Ce n'est que trente ans après l'explosion que se manifeste un surcroît de tumeurs solides, en particulier du sein, de la peau, des poumons, de la vessie, de la thyroïde, des ovaires.

L'irradiation a-t-elle causé des anomalies génétiques héréditaires ? Il est pratiquement impossible de répondre à cette question. En effet, les femmes enceintes en août 1945 se sont presque toutes fait avorter, et les jeunes d'alors, considérées comme des pestiférées, ont rarement trouvé un conjoint - et encore moins eu un enfant.

 



 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



09/10/2010
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